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En politique, mieux vaut ne pas perdre de temps. Maxime Verner l'a bien compris. Il a annoncé officiellement sa candidature le jour même de ses 18 ans et de sa première incription sur une liste électorale ! Le candidat de la ville de Bron, dans le Rhône (40 000 habitants), est la plus jeune tête de liste des municipales en France. Né le 11 septembre 1989, il est le benjamin de quelques mois d'une autre jeune candidate, Diane Serrano, née le 7 mai 1989 et candidate à Florac, en Lozère (2 000 habitants). Tous deux sont encore sur les bancs de l'école. Déjà un homme politique d'expérienceMais cela n'empêche pas Maxime, étudiant en communication, d'avoir déjà un passé polititique conséquent. Le bac en poche, il devient responsable du Club des élus "Allez France en Rhône-Alpes", qui milite pour l'inscription des citoyens sur les listes électorales. Il est aussi président-fondateur des jeunes du Rassemblement social démocrate, le parti de Rachid Nekkaz, candidat à la présidentielle à qui il manquait une poignée de signatures. Enfin, il a assuré les fonctions de directeur de campagne aux législatives en juin, alors qu'il était encore mineur. Pour les municipales, il a réussi à rassembler plusieurs responsables d’associations, commerçants, artisans et chefs d’entreprise autour de son projet "Bron Nouvelle ère". |
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Tout a commencé sur le campement du canal Saint-Martin, en 2006, avec l'initiative de l'association Salauds de pauvres, qui a décidé de monter des listes de "victimes de la précarité" aux municipales. Parmi les SDF présents, Jean-Marc Restoux est le premier à se lancer. Depuis, ce sans-logis qui a longtemps dormi à l'abri du musée d'Orsay est devenu le plus connu de France. Accueilli dans la résidence d'Emmaüs du VIe arrondissement de Paris, il fait désormais campagne dans le quartier de Saint-Germain-les-Prés, celui où il a l'habitude de faire la manche. Celui, aussi, où le mètre carré est le plus cher dans la capitale !
Un SDF candidat dans le VIe ? Cela peut faire rire jusqu'à l'administration, comme lorsque Jean-Marc s'est inscrit sur les listes électorales fin décembre. Mais derrière le côté insolite de
sa candidature, c'est l'aspect symbolique que le SDF veut qu'on remarque. Les gens qui dorment dans la rue ne sont-ils pas les mieux placés pour cerner les difficultés ? N'ont-ils pas droit
à une place dans le débat politique ? S'il a eu du mal à réunir ses 12 colistiers, Jean-Marc Restoux a bien réussi à déposer sa liste à la préfecture à la date buttoir, le
21 février. L'appel aux dons qu'il a formulé le lendemain n'était pas le premier, mais c'était sans doute le plus important : celui qui lui permettra de financer une campagne pour
"montrer aux gens que les gars de la rue ne sont pas que des abrutis".
on en pense ce qu'on veut,
allez je commence à corser le tout
Prisonnier mais candidat aux municipales. C'est l'étrange paradoxe d'Emile Vaudernon, maire sortant de la commune de Mahina, à Tahiti. L'élu a été mis en examen pour détournements de fonds et abus de bien sociaux. 114 millions de Francs Pacifique (958 000 euros) qu'il aurait, selon l'accusation, reversé à des associations et à des proches. Mais malgré son placement en détention préventive depuis le 4 décembre, il a décidé de maintenir sa candidature. Présumé innocent, il ne fait pas, en effet, l'objet d'une mesure d'inégibilité. C'est sa compagne Heifara Izal qui mènera la campagne de terrain à sa place.
Député de la 2e circonscription de Polynésie française de 1988 à 1993, ministre de la Régionalisation et de l'Administration des archipels en 1990, Emile Vaudernon est aussi l'un des
principaux représentants de l'île. Il a été successivement président de l'Assemblée territoriale, ministre, puis représentant à l'Assemblée de la Polynésie. Classé parmi les autonomistes, il est
aussi le président-fondateur du parti "Ai'a Api", proche du Parti radical de gauche, qui a été partenaire de l'Union pour la démocratie d'Oscar Temaru en 2004. Maire de Mahina depuis 1977, il est
surnommé "le shérif" sur l'île.
ben lui au moins on saura où le joindre !!
Vous vous souvenez peut-être du coureur cycliste. Découvrez le candidat aux municipales ! Jean-François Daraud a longtemps été présenté comme "Monsieur scoumoune", l'homme le plus malchanceux du peloton. 65 accidents, 40 fractures, 1 895 journées d'hospitalisation, 1 095 journées dans le plâtre et trois comas ont émaillé sa carrière sportive jusqu'aux années 1980. Une malchance qui ne l'empêche pas, aujourd'hui, de se présenter, avec beaucoup d'humour, à la mairie de Carcassonne, à la tête d'une liste bâptisée "EPO" pour "Entente Pour l'Ouverture". Ca ne s'invente pas !
Fort des soutiens du commentateur sportif Nelson Monfort et de la chanteuse Fabienne Thibault, Jean-François Daraud a organisé un grand meeting à l'américaine le jour de la Saint-Valentin, où il
a annoncé vouloir "injecter de l'EPO dans la vie locale". Propreté des rues, sécurité, tribunaux, emploi, culture : il a ensuite présenté, plus sérieusement, son programme pour Carcassonne,
mettant dos-à-dos la municipalité de droite et les opposants de gauche. C'est donc avant tout sur la façon de communiquer que Jean-François Daraud veut faire la différence, certain que les
Français "préfèrent les loosers aux winners". Le candidat sans étiquette peut aussi jouer sur son image de "miraculé", revenu des pires épreuves. Les gens viennent même toucher dans la rue comme
un "porte-bonheur".
pour les amateurs de risques , de sensations fortes et d'aventures en tout genre !!! lol
Il n'y a pas que les benjamins qui font parler d'eux lors de ces municipales. Les doyens sont aussi sous les projecteurs. A l'image d' Arthur Richier, maire de Faucon-du-Caire depuis 1947 et candidat pour la 11e fois dans cette commune des Alpes-de-Haute-Provence. A 86 ans, il est le doyen des maires. Cécile Hamm, candidate Modem à Garenne-Colombes, est quant à elle la doyenne des candidates à 98 ans. Mais le cas de Paule Donfu, 97 ans, est encore plus étonnant. Née en 1910 elle se présente sur une liste du Havre, où elle habite dans un petit appartement du centre-ville. Et quelle liste ! "Le Havre est à Vous" est le nom de l'équipe que dirige son propre petit-fils, l'ex-socialiste, aujourd'hui sans étiquette Eric Donfu.
En plaçant sa grand-mère en 59e et dernière position sur sa liste, Eric Donfu n'en a pas fait une candidate éligible, mais a voulu rendre un hommage "symbolique" au grand-âge. L'ancien adjoint au maire du Havre a consacré une grande partie de son programme au troisième âge qui, pour lui, "ne doit pas être vu comme une charge mais comme un accomplissement, une source de bonheur et d'optimisme et l'un des faits majeurs du XXe siècle qui a vu un allongement de l'espérance de vie de 30 ans". Sociologue de profession, Eric Donfu est l'auteur d'un essai sur les personnes âgées paru en 2007 et intitulé "Oh Mamie boom".
après la crèche la maison de retraite comme terrain de recrutement , ben oui faut penser à son avenir mdr
Pour moi la palme revient à ce "candidat" pas du tout pas esprit régional mais parce que dans la série argent public gaspillé, c'est pas mal non plus
Un maire (presque) comme les autres
Personne ne va voter pour Jean Laparra, maire sortant de Bezonvaux dans la Meuse. Et pourtant, il a toutes les chances d'être reconduit dans ses fonctions. "Bezonvaux fait partie des 9 communes proches du canton de Charny qui ont été entièrement détruites lors de la bataille de Verdun en 1916", explique le maire à L'Internaute. Seulement deux ont été reconstruites et vivront des élections "classiques" en mars. Les sept autres, dont Bezonvaux, 0 habitant, voient leurs maires nommés par le préfet. Chacune d'entre elles compte aujourd'hui une chapelle-abri et un monument aux morts.
| » Outre Bezonvaux, Leménil-Mitry (2 habitants), ou encore Rochefourchat (1 habitant) comptent parmi les plus petites communes de France. Elles disposent toutes les deux d'un conseil municipal de 9 membres (le minimum obligatoire), élu par et parmi les résidents secondaires. Henri de Mitry et Marie-Jeanne Isoard sont les maires sortants de ces deux communes. |